Accessibilité web : 5 bons réflexes pour les rédacteurs
21/04/2026
On parle souvent d’accessibilité web côté design ou développement. Mais les rédacteurs ont eux aussi un rôle essentiel à jouer. La bonne nouvelle ? Quelques habitudes suffisent pour faire une vraie différence. Voici 5 conseils concrets à intégrer dès aujourd’hui dans votre pratique éditoriale.
1. Soignez vos titres de page (meta titles)
Le meta title, c’est le titre qui apparaît dans l’onglet du navigateur et dans les résultats Google. C’est aussi la première chose qu’un lecteur d’écran annonce à l’utilisateur lorsqu’il arrive sur une page. Autant dire qu’il a intérêt à être clair !
Un bon meta title doit indiquer le contenu de la page et le nom du site. Il doit également être unique : deux pages avec le même titre, c’est source de confusion pour tout le monde (humains comme technologies d’assistance). Et tant qu’à faire, un titre bien rédigé, c’est aussi du bon SEO. Double bénéfice.
2. Rédigez des intitulés de liens qui font sens
« Cliquez ici ». « En savoir plus ». « Lire la suite ». Ces formules sont partout… et elles sont un vrai problème pour l’accessibilité.
Les personnes qui utilisent un lecteur d’écran peuvent naviguer de lien en lien sans le contexte environnant. Si tous vos liens s’appellent « cliquez ici », ils ne savent pas où ils vont atterrir. Un bon intitulé de lien doit être explicite hors contexte : il indique la destination ou la fonction du lien. Si le lien pointe vers un fichier, précisez également le format (PDF, DOCX…) et si possible le poids.
À éviter : « Téléchargez le document en cliquant ici. »
À privilégier : « Téléchargez le rapport annuel 2025 (PDF, 2 Mo). »
3. Respectez la hiérarchie des titres
Les balises de titres (H1, H2, H3…) ne sont pas là uniquement pour la mise en forme. Elles structurent le contenu de manière logique et permettent aux lecteurs d’écran de naviguer efficacement dans une page, comme une table des matières.
La règle est simple : on ne saute pas de niveau. Par exemple : on ne passe pas d’un H1 à un H3 sans H2 entre les deux. On n’utilise pas un H2 parce qu’il est « plus joli » que le H3. Chaque titre doit refléter la vraie hiérarchie de l’information. Ce n’est pas une contrainte éditoriale, c’est une question de cohérence.
4. Renseignez correctement les textes alternatifs des images
Le texte alternatif (ou « alt tag ») d’une image est lu par les lecteurs d’écran à la place de l’image. Bien le rédiger, c’est tout un art… et ça dépend du contexte.
- Si l’image est décorative (elle illustre sans apporter d’information supplémentaire), le champ alt doit rester vide (alt= » »). L’image sera ignorée par les technologies d’assistance, et c’est exactement ce qu’on veut.
- Si l’image porte une information, le texte alternatif doit transmettre cette information, pas décrire l’image dans les moindres détails. Si vous supprimez l’image et que le sens de la page est intact grâce au texte alternatif, c’est gagné.
- Si l’image est une icône avec un lien, l’alt tag doit décrire la fonction du lien, pas l’icône elle-même. Une icône d’enveloppe ne doit pas avoir pour alt « enveloppe » mais « Envoyer un e-mail ».
Dernier point : évitez d’utiliser le champ alt pour stocker des informations comme un copyright. Ce n’est pas sa vocation.
5. Pensez aux alternatives pour les contenus visuels et multimédias
Une infographie, un graphique, une vidéo : ces formats sont engageants, mais ils peuvent exclure une partie de vos lecteurs si vous n’y associez pas d’alternative textuelle.
Pour une infographie, intégrez une version texte reprenant les données clés juste en dessous. Pour un graphique, affichez les données dans un tableau accessible, ou proposez un bouton permettant de basculer entre les deux formats. Pour une vidéo, prévoyez des sous-titres et, si le contenu audio est important, une retranscription écrite.
Un dernier point à ne pas négliger : évitez les animations ou effets stroboscopiques dans vos contenus. Ces effets peuvent déclencher des crises d’épilepsie chez certaines personnes. Si une animation est nécessaire, elle doit pouvoir être désactivée.
En résumé
L’accessibilité ne repose pas uniquement sur les développeurs ou les designers. En tant que rédacteur, chaque titre, chaque lien, chaque texte alternatif que vous rédigez peut faire une vraie différence pour des milliers d’utilisateurs.
Et comme souvent avec l’accessibilité, ce qui est bon pour les personnes en situation de handicap est bon pour tout le monde, y compris pour votre SEO.
Vous souhaitez en savoir plus sur l’accessibilité web ? Consultez notre article d’introduction ou contactez-nous pour accompagner votre équipe.
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